« Mon nom est Bilge Nur »

Je m’appelle Bilge Nur et j’effectue un stage en communication à la bibliothèque de Malmedy. À travers cet article, je souhaite partager avec vous mon expérience ainsi que ma lecture de « Mon nom est rouge », roman de l’écrivain turc Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel. C’est avec plaisir que je vous invite à les découvrir.

Mon parcours

Je suis née en Turquie et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 12 ans. Ensuite, j’ai vécu deux ans à Strasbourg, en France, où j’ai commencé le collège. C’est ainsi que mon aventure avec la langue française a commencé.

Au bout de ces deux années, je suis retournée en Turquie et j’ai poursuivi mes études au lycée. J’avais l’impression d’avoir complètement oublié le français et j’ai pensé qu’il fallait que je me construise une vie en dehors de la Turquie. J’ai donc déménagé à Paris, où j’ai vécu deux ans. J’ai suivi des cours de français à l’Université de Technologie de Compiègne, puis j’ai déménagé à Malmedy, en Belgique. Là-bas, j’ai continué à étudier le français par moi-même, sans jamais abandonner.

Après mon installation à Malmedy, j’ai préparé les documents nécessaires pour obtenir l’équivalence de mon diplôme et j’ai entamé les démarches avec Infor Jeunes. Un an plus tard, j’ai obtenu mon équivalence et j’ai commencé ma première licence en Information et Communication à l’Université de Liège. Cependant, j’ai rencontré des difficultés à cause de mon niveau de français encore insuffisant, ce qui m’a poussé à changer d’école.

Actuellement, je poursuis mes études en Communication à la Haute École de la Province de Liège. Dans ce cadre, j’effectue un stage de trois semaines à la bibliothèque de Malmedy. Cette expérience, aux côtés de collègues chaleureux, me permet de découvrir le milieu professionnel et d’entrevoir ce qui m’attend dans le futur.

J’ai choisi de faire ce stage en bibliothèque car je voulais mieux comprendre le peuple belge. En effet, je pense qu’il serait difficile d’offrir un service de qualité à une population que je ne connais pas encore suffisamment.

Présentation du livre « Mon nom est rouge » d’Orhan Pamuk

Le livre se passe en 1591 dans l’Empire Ottoman à Istanbul (Islambol).

Le Sultan Murad III voulait un livre spécial pour faire un cadeau au Doge de Venise. Ce livre est très spécial parce qu’il doit être illustré par des miniatures (nakache), calligraphies (hat) et ornementations en or (teshib), pour lesquels les matériaux sont très chers. Les populations turques sont très opposées à ce livre, parce que l’Empire Ottoman traverse une période financière difficile.
En outre, les gens ont commencé à trouver le livre contraire à la religion, à cause des nombreuses figures et dessins, n’ayant pas compris certains préceptes de l’Islam.
Le Sultan Murad III chargea Eniste Efendi de préparer ce livre. Il commença à préparer sa maison avec ses camarades artistes. Eniste Efendi habitait avec son fils Kara et sa nièce Chéckurée. Kara tomba amoureux de Chéckurée. Eniste Efendi préparait ce livre avec les miniaturistes Kelebek (« papillon »), Zeytin (« Olive ») et Leylek (« Cigogne »). Zarif Efendi s’occupait du teshib.
Lorsque ce dernier prétendit que cette œuvre était l’œuvre du diable, il fut tué par l’un des miniaturistes qui le jeta dans un puits.

Voici les bases de l’intrigue.

L’auteur, Orhan Pamuk, est né en 1952 à Istanbul. « Il est reconnu pour son rôle de passeur entre les cultures. À travers ses oeuvres, il crée un dialogue entre occident et orient. »
En 2006, il reçoit le prix Nobel de littérature, devenant le premier auteur turc, et seul à ce jour, à obtenir cette distinction.
Ses autres romans célèbres sont « Neige », « Le musée de l’Innocence », « La femme aux cheveux Roux », « Cevdet Bey et ses fils », « Cette chose étrange en moi », et « Istanbul souvenirs d’une ville ».

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