INSTALLATION/EXPOSITION – « Ecritures » par Vincent Solheid


Vous avez certainement du apercevoir des petites figurines blanches, un CD isolé ou encore une des fresques colorées qui décorent la cage d’escalier de la bibliothèque de Malmedy? De quoi s’agit-il au fait ? En 2000, l’ancienne abbaye de Malmedy a été restaurée et l’artiste Vincent Solheid investissait les lieux pour y installer « Ecritures » . Retour sur cette exposition/installation qui décline l’écriture à travers les âges et les supports.

« Ne pas expliquer! Juste dire qu’il y a des « niches », différents supports, l’histoire de l’écriture. Des hiéroglyphes égyptiens, des images sur le fronton. Des hiéroglyphes modernes, de responsabilité, des choix à faire, de mort, d’amour. Et puis tout le reste, qui lié, délie, confronte. Voilà, c’est à vous! » Vincent Solheid

L’installation

Depuis toujours, l’écriture, les livres, la connaissance sont au centre de l’histoire du monastère. Il fut tour à tour, monastère, établissement scolaire, bibliothèque, ludothèque, espace public numérique…
Les niches marquent des étapes dans la cage d’escalier qui mènent les visiteurs à la bibliothèque… Dans chacune d’elles, sont mis en lumière et en histoire différents supports d’écriture : disques durs, papyrus, argile et galets.
L’antichambre, au premier étage, à l’accueil de la bibliothèque, réunit sur la partie supérieure des murs les grandes étapes de l’écriture.

  • Des hiéroglyphes égyptiens (argile) en passant par l’écriture cursive (papyrus) jusqu’au pictogramme (impression et découpe par ordinateur). Sur le frontispice, au-dessus des portes d’entrée, sont peints les hiéroglyphes égyptiens qui signifient « Maison des écritures ».
  • En face, des hiéroglyphes modernes, les pictogrammes , créent un lien entre le passé et le futur grâce à leur fonction identique ; mais offrent également une confrontation. Dans un monde où les frontières disparaissent, ils ont l’avantage d’être compris par tous : signalisation routière, guides touristiques, publicité…
  • Collées sur les murs, des copies d’anciens papyrus d’époques et d’origines différentes, disposées en mosaïque, créent des formes abstraites et des paysages imaginaires.

La synthèse encadre la porte d’entrée et intègre les trois formes d’écritures, très différentes, dans une seule et même image, symbole du ciel et de la terre…

L’auteur

Vincent Solheid est un artiste protéiforme belge. Il est à la fois dessinateur, peintre, graveur, sculpteur, installateur, metteur en scène, comédien, réalisateur, performer, chanteur, compositeur et Président. Il vit et travaille à Bruxelles.

Durant son enfance, il voulait rentrer dans les ordres. Il était « enfant de choeur », trois fois par semaine. Le mercredi après-midi, il rendait visite aux personnes âgées du home Saint-Vincent de Paul.
Adolescent, on disait de lui qu’il était le meilleur espoir du Football Club de Xhoffraix. Il rêvait du Standard de Liège. Mais c’est une troisième vocation qu’il poursuivra: le dessin.
A 15 ans, il participe à son premier salon d’ensemble. L’année suivante, il monte sa première exposition.
L’ensemble de son oeuvre porte les stigmates de toutes ses passions.
La dorure côtoie le rougr fluorescent.
Le mystique épouse le plastique.

Pour en savoir plus: http://www.vincentsolheid.com/

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.